Peaux aiment

La vie m'épuise et me nourrit de hourras sans auras.
Je m'échine à puiser des machines à muser,
sans mesure,
en murmures tonitruants.
Les fruits trop mures explosent entre mes mains trop fébriles
Mes doigts gourd se trompent de temps et s’empâtent sans épate.
Est-ce la faim ?
Est-ce le début?
D'un autre temps d'illusions rayonnantes
Qu'est-ce qui pourrait avoir plus de valeur qu'un instant, une éternité de bonheur même fragile ?
A se complaire dans un gouffre de désespoir esthétisé on s'aseptise en anti-douleurs inefficients.
Les bavards avares d'émotions avec leur mots lotions nous enduisent en erreur.
La vérité n'est pas ailleurs, elle est là dans le présent à vivre et à offrir, vite!

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